Le Paradoxe de Graham, formulé par Graham en 1923, remet en question la théorie du libre-échange et notamment la célèbre théorie de l'avantage comparatif. Cette théorie expose de manière surprenante que le libre-échange peut non seulement désavantager un pays, mais également entraîner une inefficacité dans l'allocation des ressources et une régression du bien-être à l'échelle mondiale.
L'un des aspects clés du Paradoxe de Graham est la notion selon laquelle le libre-échange peut défavoriser un pays. Cela va à l'encontre de la théorie de l'avantage comparatif, qui soutient que le libre-échange est bénéfique pour tous les pays participants. Graham remet en question cette idée en soulignant que dans certains cas, le libre-échange peut causer des dommages économiques à un pays spécifique, en particulier si ses industries sont incapables de rivaliser avec les concurrents étrangers.
De plus, le Paradoxe de Graham met en évidence une perte d'efficacité dans l'allocation des ressources. Cela signifie que le libre-échange peut entraîner une utilisation inappropriée des ressources, ce qui peut affecter négativement la productivité et l'efficience globale de l'économie.
Enfin, le Paradoxe de Graham souligne que le libre-échange peut conduire à une régression du bien-être à l'échelle mondiale. Cela signifie que les effets négatifs du libre-échange peuvent se propager au-delà des frontières nationales, impactant le bien-être global de différentes nations.