Un keiretsudésigne un ensemble d’entreprises japonaises qui entretiennent de forts liens financiers.
L’objectif d’un keiretsu est de rendre le conglomérat plus fort, sur le plan financier en particulier. Ses entreprises peuvent alors mieux résister aux aléas. En revanche, la sensation de sécurité et les mécanismes de concertation induits par un groupe peuvent générer un manque de réactivité face au changement du marché.
Les zaibatsu désignent un conglomérat d’entreprises contrôlé par une holding détenue par une grande famille japonaise. Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis jugent d’abord nécessaire de supprimer ces conglomérats qui avaient contribué à la guerre. Ils reviennent ensuite en arrière pour renforcer leur influence en Asie à travers le Japon. Entretemps, l’emprise des grandes familles japonaises a disparu et les conglomérats se reforment à partir d’entreprises indépendantes : les keiretsu.
Le keiretsu dit « horizontal » est constitué de grandes entreprises dont aucune n’insuffle réellement la direction aux autres. Le keiretsu « vertical » est formé de petites entreprises réunies autour d’une plus grande qui pilote l’ensemble.
Des entreprises célèbres telles que Mitsubishi, Nissan, Sumimoto ou Toyota sont des exemples de keiretsu.